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La culture scientifique en bibliothèque : Promouvoir la curiosité et l'intérêt pour les sciences

Vous n’avez pas besoin d’être astrophysicien pour parler des étoiles. Cessez de craindre les sciences « dures » : apprenez à devenir des médiateurs de la curiosité et transformez votre bibliothèque en laboratoire de l’esprit critique.

– par Isham Fleury –

Objectifs

  • Comprendre l’importance de la culture scientifique en bibliothèque et son rôle dans la diffusion des connaissances scientifiques.
  • Acquérir les compétences nécessaires pour proposer des ressources et des activités scientifiques attractives en bibliothèque.
  • Explorer les différentes thématiques scientifiques et développer des stratégies pour susciter la curiosité et l’intérêt du public.
  • Mettre en place des animations et des ateliers scientifiques pour favoriser l’exploration et l’expérimentation.

Public concerné

Bénévoles et personnel des bibliothèques

Prérequis

Aucun prérequis

Programme

Introduction à la culture scientifique en bibliothèque

  • Rôle de la bibliothèque dans la promotion de la culture scientifique et l’accès aux connaissances scientifiques.
  • Présentation des différentes disciplines scientifiques et des enjeux contemporains.
  • Analyse des attentes et des intérêts du public en matière de culture scientifique.

Ressources et activités scientifiques en bibliothèque

  • Sélection et mise en valeur des ressources scientifiques : livres, revues, documentaires, sites web, etc.
  • Organisation d’expositions et de présentations thématiques sur des sujets scientifiques.
  • Création de parcours de découverte et de jeux interactifs pour favoriser l’apprentissage ludique des sciences.

Animation et ateliers scientifiques

  • Conception et animation d’ateliers scientifiques adaptés à différents publics (enfants, adolescents, adultes).
  • Utilisation de matériel pédagogique et d’expérimentation pour illustrer les concepts scientifiques.
  • Promotion des activités scientifiques à travers des campagnes de communication attractives.

Création d’un plan d’action personnalisé

  • Réflexion sur les besoins et les spécificités de la bibliothèque ou de l’établissement en matière de culture scientifique.
  • Élaboration d’un plan d’action pour mettre en pratique les connaissances et les compétences acquises lors de la formation.
  • Partage d’expériences et discussion des bonnes pratiques pour renforcer la promotion et l’animation de la culture scientifique en bibliothèque.

Recevoir le programme détaillé et les tarifs (PDF)

Formation éligible aux financements OPCO (Qualiopi).

Méthodes pédagogiques

Apport théorique, exercices pratiques avec mise en situation, échange et débat avec les formateur.trices

Déroulé détaillé

Le diagnostic : le complexe du littéraire face aux sciences

Soyons francs : il existe un fossé culturel tenace dans nos métiers. La majorité des bibliothécaires sont issus de formations littéraires ou de sciences humaines. Face aux sciences dites « dures » (mathématiques, physique, biologie), beaucoup ressentent un complexe d’illégitimité. On entend souvent : « Je suis nul en maths », « Je ne saurai pas répondre aux questions techniques » ou « C’est trop compliqué pour nous ».

Conséquence ? Les sciences sont reléguées au rayon 500 et 600, souvent austère et périmé, sans véritable animation. C’est une erreur stratégique majeure. D’une part, parce que la science est un formidable levier d’émerveillement pour les publics (notamment les enfants). D’autre part, parce que la bibliothèque a une mission citoyenne cruciale : armer les usagers contre la désinformation scientifique et les pseudo-sciences. En délaissant ce terrain, la bibliothèque se coupe d’une part essentielle de la culture contemporaine.

La méthode ACANT : Analyser, Expérimenter, Pérenniser

Chez ACANT, nous abordons la culture scientifique non comme un savoir encyclopédique à réciter, mais comme une démarche à vivre. Notre méthodologie vise à décomplexer les équipes :

  1. Analyser (Démystifier la science) : La science n’est pas (que) dans les laboratoires. Elle est dans la cuisine (chimie), au jardin (botanique), dans le smartphone (technologie). Analyser, c’est repérer les sujets scientifiques qui traversent déjà votre fonds et votre territoire. C’est aussi analyser les freins de l’équipe pour lever les blocages psychologiques : on n’attend pas de vous que vous soyez le professeur, mais le médiateur qui pose les questions.

  2. Expérimenter (La démarche d’investigation) : La science, c’est le doute et l’essai. Nous expérimentons des animations où l’erreur est permise. Comment monter un atelier sans matériel coûteux ? Comment utiliser la démarche « La main à la pâte » ? Nous testons des formats où le bibliothécaire apprend avec l’usager, transformant l’ignorance en curiosité partagée.

  3. Pérenniser (L’écosystème CSTI) : Vous ne serez jamais seuls. Pérenniser, c’est tisser des liens avec ceux qui savent. Nous vous aidons à cartographier et solliciter les acteurs de la CSTI (Culture Scientifique, Technique et Industrielle) : associations, musées, FabLabs, universitaires. Le bibliothécaire devient le chef d’orchestre qui fait venir la science au cœur de la cité.

Une pédagogie de l’action : 60 % de pratique pour mettre la main à la pâte

On ne transmet pas le goût des sciences avec un PowerPoint. Il faut manipuler. Notre engagement 60 % pratique / 40 % théorie est ici littéralement appliqué :

  • Le laboratoire « Système D » : Vous apprendrez à réaliser des expériences bluffantes avec du matériel du quotidien (bicarbonate, vinaigre, ballons, trombones). L’objectif est de prouver qu’on peut faire de la science de qualité avec un budget zéro.

  • Atelier « Chasseurs de Fake News » : La science est le meilleur antidote aux infox. Vous construirez des scénarios d’animation pour aiguiser l’esprit critique des ados : vérifier une source, comprendre un graphique, différencier causalité et corrélation.

  • Design d’animation : Vous concevrez un projet concret (pour la Fête de la Science, par exemple). De la sélection documentaire à la mise en scène de l’expérience, vous repartirez avec une animation clé en main, prête à être déployée.

L’expertise ACANT : Des passeurs de savoirs

Pour cette formation, ACANT mobilise des profils hybrides. Nos formateurs sont des médiateurs scientifiques, des bibliothécaires passionnés de sciences ou des consultants-auteurs spécialisés dans la vulgarisation.

Leur posture est celle du facilitateur :

  • Accessibles : Ils bannissent le jargon incompréhensible. Leur talent est de rendre limpides des concepts complexes (l’ADN, l’algorithme, le climat).

  • Ludiques : Ils savent que le jeu est le meilleur vecteur d’apprentissage. Ils vous initieront aux Escape Games scientifiques et aux malles pédagogiques interactives.

  • Rassurants : Ils insistent sur le fait que dire « Je ne sais pas, cherchons ensemble » est la réponse la plus scientifique qui soit. Ils vous redonnent la légitimité d’être curieux.

Durée de la formation

1 jour

Tarifs

Nos prochaines sessions

FAQ

Faut-il avoir un bac scientifique pour suivre cette formation ?

Absolument pas. C’est même l’inverse : cette formation est conçue pour les « non-scientifiques ». Nous repartons des bases de la curiosité. Si vous savez vous étonner devant un arc-en-ciel ou vous demander pourquoi un gâteau gonfle au four, vous avez les prérequis nécessaires. Notre but est de vous donner la méthode d’animation, pas de vous faire passer une thèse.

Le matériel scientifique coûte-t-il cher ?

C’est une idée reçue. On peut expliquer la pression atmosphérique avec un verre d’eau et un carton, ou l’électricité statique avec un ballon de baudruche. La méthode ACANT (« Expérimenter ») privilégie la science « frugale » et astucieuse. Nous vous donnons aussi les clés pour emprunter des malles pédagogiques gratuites auprès des centres de ressources départementaux ou régionaux.

Comment parler de sujets polémiques (vaccins, climat) sans prendre parti ?

La bibliothèque est un lieu de neutralité, mais pas de neutralité molle. Elle doit défendre la méthode scientifique. Nous vous apprenons à distinguer « l’opinion » du « fait scientifique établi ». Face à un usager sceptique, le rôle du bibliothécaire n’est pas de faire la morale, mais de proposer des ressources fiables et contradictoires pour éclairer le débat. C’est le cœur de la mission d’éducation aux médias et à l’information (EMI).

 

La science intéresse-t-elle vraiment les publics des bibliothèques ?

Oui, énormément, si elle est bien amenée. Les documentaires animaliers, les livres sur l’espace ou la santé sont très empruntés. Ce qui manque souvent, c’est l’animation qui rend ces fonds vivants. Les ateliers scientifiques attirent souvent un public familial et masculin qui fréquente peu la bibliothèque pour la littérature. C’est un levier de diversification des publics très puissant.

Toutes nos formations Art Thinking et Ingénierie Culturelle sont disponibles en présentiel ou distanciel pour nos partenaires francophones (Suisse, Belgique, Luxembourg, Maroc ….).