La musique ne s’est jamais autant écoutée, pourtant vos rayonnages se vident. Cessez de vous voir comme des gardiens de disques en plastique : mutez en « DJs culturels » et en animateurs de communautés pour faire vibrer la bibliothèque, physiquement et numériquement.
Public concerné
Bénévoles et personnel des bibliothèques
Prérequis
Aucun prérequis
Formation éligible aux financements OPCO (Qualiopi).
Apport théorique, exercices pratiques avec mise en situation, échange et débat avec le formateur ou la formatrice
Les statistiques de prêt sont cruelles et la tendance est mondiale : la circulation des CD chute année après année. Face à l’ouragan du streaming (Spotify, Deezer, YouTube), le rayon musique des bibliothèques ressemble souvent à un musée de l’obsolescence technologique. Le discothécaire se sent parfois inutile, coincé entre des budgets en baisse et un public qui a tout sur son smartphone. Le risque ? La suppression pure et simple du fonds musique, faute de « rentabilité ».
L’erreur est de vouloir lutter sur le terrain de l’exhaustivité. Vous ne pourrez jamais concurrencer le catalogue de 70 millions de titres de Spotify. Si votre stratégie se résume à acheter les Top Ventes (que tout le monde écoute déjà ailleurs), vous êtes perdants. La bibliothèque doit changer de valeur ajoutée : elle ne doit plus seulement fournir de la musique, elle doit la faire vivre, la curater et la partager.
Chez ACANT, nous croyons que le métier de discothécaire n’est pas mort, il a juste changé de support.
Analyser (La Stratégie de Niche) : Puisqu’on ne peut pas tout avoir, il faut choisir. Analyser, c’est définir une identité forte. Le jazz, la scène locale, les labels indépendants, les coffrets patrimoniaux. Nous vous aidons à construire une politique documentaire qui complète l’offre numérique au lieu de la copier. Le CD devient un objet d’art ou de découverte pointue, pas un produit de consommation courante.
Expérimenter (La Bibliothèque Vivante) : La musique, c’est du son, pas du silence. Nous expérimentons l’animation sonore. Transformer l’espace image et son en scène ouverte. Accueillir des groupes locaux pour des showcases, proposer des ateliers de MAO (Musique Assistée par Ordinateur), prêter des instruments (guitare, ukulélé). La bibliothèque devient un lieu de pratique et d’écoute collective.
Pérenniser (La Prescription Humaine) : L’algorithme enferme, le bibliothécaire ouvre. Pérenniser, c’est valoriser votre expertise. Nous vous formons à la création de contenus : playlists commentées, podcasts de la médiathèque, coup de cœur vidéo. Votre avis doit devenir un label de qualité pour vos usagers perdus dans l’océan du web.
On ne sauve pas la musique avec des diaporamas théoriques. Notre pédagogie 60 % pratique / 40 % théorie vous remet dans le rythme :
Le « Désherbage » Sauvage : Vous apprendrez à jeter sans état d’âme. Pour rendre le rayon attractif, il faut l’aérer. Critères d’élimination, gestion des dons, vente ou pilon ? Nous traiterons concrètement des cas de fonds encombrés pour ne garder que la « crème ».
Atelier « Playlist Éditorialisée » : Vous créerez une playlist sur un thème décalé (ex : « Musique pour cuisiner », « Le Rap des années 90 »). L’objectif n’est pas d’empiler des titres, mais de raconter une histoire et de créer un visuel attractif (QR Code) pour la diffuser dans la ville.
Design de l’espace Musique : Comment aménager le rayon pour qu’on ait envie d’y rester ? Fauteuils d’écoute, bornes d’écoute (ou tablettes), mise en avant « facing ». Vous repenserez le merchandising pour casser l’effet « mur de tranches ».
Les formateurs ACANT sur ce module sont des discothécaires innovants, des journalistes musicaux ou des programmateurs de salles de concert.
Leur posture est celle du passionné connecté :
Réalistes : Ils ne vous vendront pas du rêve sur le retour du CD. Ils actent la baisse des prêts mais vous montrent les nouveaux indicateurs de succès (fréquentation des animations, écoutes en ligne).
Technophiles : Ils maîtrisent les plateformes pro (MusicMe, DiMusic, 1D touch). Ils vous expliqueront comment gérer les abonnements et les droits associés.
Ouverts : Ils cassent les barrières entre les genres. Du classique au métal en passant par la K-Pop, ils vous apprennent à tout légitimer.
1 jour
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C’est la grande tendance qui cartonne. Oui, c’est gérable si c’est bien préparé. Il faut privilégier des instruments robustes et transportables (ukulélé, guitare classique, cajon, claviers portables). La formation vous donne les modèles de convention de prêt, les kits d’accessoires indispensables (housse, accordeur) et les astuces pour vérifier l’état au retour sans être luthier.
Non, c’est illégal. Les CGU de Spotify, Deezer ou YouTube (version standard) interdisent l’usage public. Pour diffuser de la musique dans la bibliothèque ou sur vos bornes, vous devez payer la SACEM/SPRE et utiliser des sources légales (CD achetés avec droits, ou plateformes dédiées aux collectivités). La formation clarifie ce point juridique crucial.
C’est votre atout maître. Les artistes locaux ne sont pas sur les algorithmes mondiaux. Vous pouvez créer un fonds « Scène locale » (démo, CD auto-produits), organiser des concerts, ou même proposer un service de dépôt-vente ou de mise en ligne sur un portail dédié (type Gironde Music Box). Vous devenez ainsi un acteur du développement culturel territorial.
Pas totalement, mais il faut réduire la voilure. Le CD reste pertinent pour les publics non connectés (seniors), pour les enfants (livres-CD, comptines), pour les genres de niche (classique, jazz, world) où le livret et l'objet comptent, et pour les zones blanches (mauvaise connexion internet). L'avenir est au fonds hybride : un noyau dur de CD physiques qualitatifs et une offre numérique large.
Toutes nos formations Art Thinking et Ingénierie Culturelle sont disponibles en présentiel ou distanciel pour nos partenaires francophones (Suisse, Belgique, Luxembourg, Maroc ….).