
L’écologie n’est pas une thématique documentaire de plus, c’est la condition de notre futur. Cessez de culpabiliser sur les gobelets en plastique : engagez une démarche globale, sobre et désirable pour faire de la bibliothèque un refuge de résilience face aux crises.
Public concerné
Bénévoles et personnel des bibliothèques
Prérequis
Aucun prérequis
Partage d’expériences et discussion des bonnes pratiques pour renforcer la promotion et l’animation du cinéma en bibliothèque.
Formation éligible aux financements OPCO (Qualiopi).
Apport théorique, exercices pratiques avec mise en situation, échange et débat avec les formateur.trices
Soyons francs : beaucoup de bibliothécaires souffrent de dissonance cognitive. D’un côté, ils promeuvent des fonds sur l’effondrement ou le climat. De l’autre, ils travaillent dans des « passoires thermiques », couvrent des milliers de livres avec du plastique non recyclable et incitent à la surconsommation de streaming vidéo énergivore. Le résultat est un sentiment d’impuissance, voire d’hypocrisie. On installe une grainothèque dans le hall, mais on continue d’acheter des gadgets promotionnels venus de l’autre bout du monde.
L’erreur est de traiter l’écologie comme une « animation » ponctuelle (la Semaine du Développement Durable) et non comme une matrice de décision. Sans une remise à plat structurelle, les actions restent cosmétiques. Le défi est immense : comment concilier la mission de service public (accès illimité, confort) avec l’urgence de la sobriété (réduire les flux, économiser l’énergie) ?
Chez ACANT, nous abordons la bibliothèque verte sans dogmatisme, mais avec lucidité. Nous transformons l’anxiété écologique en plan d’action :
Analyser (Le Bilan Carbone Sincère) : On ne peut pas améliorer ce qu’on ne mesure pas. Analyser, c’est oser regarder nos impacts. Quel est le poids carbone de notre parc informatique ? Combien de kilos de plastique jetons-nous par an (désherbage) ? Nous auditons vos pratiques avec bienveillance pour identifier les leviers d’action les plus efficaces (souvent le bâtiment et le numérique) plutôt que de s’épuiser sur des détails symboliques.
Expérimenter (La Sobriété Heureuse) : L’écologie ne doit pas être punitive. Nous expérimentons des solutions Low Tech. Faut-il vraiment couvrir tous les livres ? Peut-on prêter des outils, des moules à gâteaux ou des graines plutôt que d’acheter ? Nous testons des animations nature qui reconnectent au vivant (jardin partagé, balade littéraire). Nous apprenons à paramétrer les ordinateurs pour réduire leur consommation sans gêner l’usager.
Pérenniser (L’Agenda 2030) : Pour durer, la démarche doit être politique. Pérenniser, c’est utiliser le cadre de l’Agenda 2030 de l’ONU (les 17 ODD) pour structurer votre Projet Scientifique et Culturel. Nous vous aidons à rédiger une charte écologique qui engage les élus et justifie des choix budgétaires audacieux (rénovation thermique, achat local).
On ne sauve pas la planète avec des diapositives. Il faut mettre les mains dans la terre et dans le cambouis. Notre pédagogie 60 % pratique / 40 % théorie est orientée solutions :
Le Débat du Plastique : Faut-il arrêter de couvrir les livres ? C’est le grand tabou. Nous manipulons des livres non couverts après 3 ans d’usage pour comparer l’usure réelle. Nous calculons le coût financier et écologique du film plastique. Vous repartirez avec une doctrine d’équipement rationnelle (couvrir ce qui est fragile, laisser respirer le reste).
Atelier « Fresque du Numérique » : Vous visualiserez l’impact invisible de vos clics, de vos serveurs et de vos liseuses. C’est un électrochoc nécessaire pour construire une stratégie de médiation numérique responsable.
Design de la « Bibli-Outils » : Vous imaginerez un nouveau service de prêt d’objets (perceuse, machine à coudre, télescope). Comment ça se catalogue ? Comment ça se stocke ? Comment gérer la casse ? Vous créerez le prototype d’une bibliothèque des objets qui favorise l’usage sur la possession.
L’écologie est un sujet transversal qui demande des compétences variées. Les formateurs ACANT sont des bibliothécaires engagés (membres de la commission Bibliothèques Vertes de l’ABF) ou des consultants en RSO (Responsabilité Sociétale des Organisations).
Leur posture est celle du défricheur :
Non-jugeants : Ils savent qu’on ne peut pas être parfait. Ils ne sont pas là pour compter vos mauvais points, mais pour valoriser chaque pas vers la transition.
Systémiques : Ils vous montreront que l’écologie est aussi sociale. Une bibliothèque bien isolée est un refuge climatique pour les précaires lors des canicules. Lutter contre la précarité énergétique, c’est aussi votre rôle.
Influents : Ils vous donneront les arguments économiques (économies d’énergie, mutualisation) pour convaincre votre tutelle d’investir dans la transition.
C’est le mythe tenace. La réponse est globalement non. Le papier est une ressource renouvelable (si forêts gérées durablement) et stocke du carbone. Le numérique nécessite des métaux rares (extraction polluante), des serveurs énergivores et des terminaux à obsolescence rapide. La méthode ACANT prône un usage raisonné du numérique : utile, mais pas automatique.
C’est une feuille de route universelle adoptée par l’ONU. Elle contient 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) : pas de pauvreté, éducation de qualité, égalité entre les sexes, villes durables, etc. En formation, nous vous apprenons à « taguer » vos actions avec ces ODD. Cela permet de montrer aux élus que l’heure du conte participe à l’ODD 4 (Éducation) et que la grainothèque participe à l’ODD 15 (Vie terrestre). C’est un outil de plaidoyer politique surpuissant.
Vous n’êtes pas architectes, mais vous êtes gestionnaires. Vous pouvez agir sur l’usage. Baisser la température de 1°C, éteindre les appareils en veille la nuit, végétaliser les abords pour créer des îlots de fraîcheur. La formation vous aide à lister les « petits gestes à grand impact » et à rédiger le cahier des charges pour les futurs travaux de rénovation.
Juridiquement, oui. C’est la notion de « collections d’objets ». Cela demande juste une adaptation du règlement intérieur et des assurances. C’est une tendance lourde : la bibliothèque devient un « magasin gratuit » de partage de ressources, luttant ainsi contre la surconsommation individuelle. Pourquoi acheter une perceuse utilisée 12 minutes dans une vie quand on peut l’emprunter à la bibliothèque ?
Toutes nos formations Art Thinking et Ingénierie Culturelle sont disponibles en présentiel ou distanciel pour nos partenaires francophones (Suisse, Belgique, Luxembourg, Maroc ….).