
Le livre n’est pas un objet sacré qu’on regarde sans toucher. C’est un terrain de jeu. Cessez de demander le silence religieux : apprenez à découper, mimer, bruiter et détourner les albums pour que les enfants s’approprient la littérature avec leurs mains et leur corps.
Public concerné
Bibliothécaires, animateurs, enseignants, professionnels de la littérature jeunesse.
Prérequis
Aucun
Matinée :
Après-midi :
Matinée :
Après-midi :
Alternance de théorie, d’ateliers pratiques, de retours d’expérience, et de discussions.
Parfois l’animation en bibliothèque se résume à une lecture magistrale suivie d’un simple coloriage sur une feuille A4. Si cette formule a le mérite d’exister, elle montre vite ses limites. Les enfants les plus actifs décrochent pendant la lecture, et l’activité manuelle manque souvent de lien profond avec l’œuvre. On « occupe » les enfants, mais on ne prolonge pas l’expérience littéraire.
L’erreur est de penser qu’il faut être un artiste confirmé pour proposer mieux. Beaucoup de bibliothécaires n’osent pas se lancer dans des ateliers créatifs par peur de la technique (« Je ne sais pas dessiner », « Je n’ai pas de budget matériel ») ou par peur du désordre. Résultat ? On reste dans une médiation scolaire et cérébrale, alors que l’enfant a besoin de toucher, de manipuler et d’expérimenter pour comprendre l’histoire. Le livre doit devenir un point de départ, pas une finalité statique.
Chez ACANT, nous voyons l’album jeunesse comme une partition ouverte à toutes les interprétations (plastiques, sonores, théâtrales).
Analyser (Le Potentiel ludique du livre) : Avant d’animer, il faut décortiquer. Analyser, c’est repérer les « prises » qu’offre l’album. Les illustrations se prêtent-elles au collage ? Le texte invite-t-il aux bruitages ? La structure narrative permet-elle d’imaginer une suite ? Nous vous apprenons à scanner un livre non plus comme un lecteur, mais comme un concepteur de jeu.
Expérimenter (La Créativité « Low Tech ») : Pas besoin de matériel coûteux. Nous expérimentons la création avec trois fois rien. Du carton, des vieux magazines, de la colle, des objets de récupération. Nous testons des techniques simples mais bluffantes : le pop-up basique, le théâtre d’ombres, la fresque collective. L’idée est de valoriser le processus de création autant que le résultat.
Pérenniser (La Fiche d’animation) : L’improvisation a ses limites. Pérenniser, c’est structurer votre déroulé. Accueil, temps calme, lecture immersion, activité, rangement, conclusion. Nous vous aidons à construire des « kits d’animation » réutilisables pour ne pas avoir à tout réinventer à chaque vacances scolaires.
On ne peut pas apprendre à animer un atelier en restant assis sur une chaise. Il faut pratiquer. Notre pédagogie 60 % pratique / 40 % théorie transforme la salle de formation en atelier d’artiste :
Le Laboratoire « Du livre à l’objet » : Vous partirez d’un album du commerce et vous devrez imaginer une extension en 3D. Créer le masque du monstre, fabriquer la maison du héros en carton, réaliser une carte au trésor. Vous découvrirez que vos mains sont plus habiles que vous ne le pensez.
Atelier « Mise en son et en geste » : L’animation n’est pas que plastique. Vous apprendrez à bruiter une histoire avec des instruments simples (maracas, papier froissé) ou à la mimer. C’est l’outil idéal pour inclure les enfants qui n’aiment pas les travaux manuels.
Design de la séquence : Vous concevrez de A à Z une animation d’une heure. Vous devrez anticiper la logistique (combien de ciseaux ? combien de temps de séchage ?) pour éviter la panique le jour J.
Les formateurs ACANT sur ce module sont des bibliothécaires-plasticiens, des illustrateurs jeunesse ou des animateurs spécialisés dans la pédagogie de projet.
Leur posture est celle du bricoleur inspirant :
Décomplexés : Ils vous répéteront que « c’est en faisant qu’on apprend ». Ils vous aideront à dépasser le syndrome de l’imposteur artistique. Ce qui compte, c’est l’enthousiasme, pas la perfection du trait.
Astucieux : Ils connaissent les techniques qui font de l’effet sans coûter cher. Ils vous donneront leurs fournisseurs de matériel récup’ et leurs recettes de peinture maison.
Organisés : Ils savent gérer un groupe d’enfants avec de la peinture et des ciseaux. Ils vous donneront les règles de sécurité et de gestion de l’espace pour que l’atelier ne tourne pas au chaos.
Absolument pas. L’animation jeunesse repose souvent sur le collage, le découpage, l’assemblage ou le détournement d’images existantes. Nous utilisons des techniques accessibles à tous (pochoirs, calques, tampons) qui permettent de produire des visuels gratifiants sans avoir fait les Beaux-Arts.
Très peu si l’on est malin. La méthode ACANT privilégie la récupération (cartons d’emballage, chutes de papier, éléments naturels ramassés dehors). Nous vous apprenons à constituer une « malle aux trésors » avec des objets du quotidien qui, détournés, deviennent des matériaux artistiques formidables. L’écologie est au cœur de la démarche.
Dans un groupe, certains finissent en 5 minutes, d’autres en 30. La clé est de prévoir des activités « à tiroirs ». Une base simple pour tous, et des étapes de complexification (décoration, détails) pour les plus rapides. Nous vous apprenons aussi à valoriser l’entraide : les plus rapides aident les plus lents, créant une dynamique de groupe positive.
Oui, mais en adaptant la technique. Avec les tout-petits, on privilégie le sensoriel (toucher des matières, transvaser, déchirer) plutôt que la construction figurative. La formation aborde les spécificités du développement psychomoteur pour adapter l’outil (gros pinceaux, colle au doigt, peinture comestible) à l’âge du public.