La musique classique n’est pas réservée à une élite en costume trois-pièces. C’est la bande-son de nos émotions universelles. Apprenez à le partager avec simplicité, passion et modernité.
Public concerné
Bénévoles et personnel des bibliothèques.
Prérequis
Aucun prérequis
Formation éligible aux financements OPCO (Qualiopi).
Apport théorique, exercices pratiques avec mise en situation, échange et débat avec les formateur.trices.
Le fonds de musique classique est souvent la zone la plus « froide » de la médiathèque. Les statistiques de prêt de CD chutent, et les bibliothécaires non spécialistes n’osent pas s’aventurer dans ces rayons par peur de dire une bêtise. Le complexe d’infériorité est fort : « Je n’y connais rien, je ne sais pas lire une partition, comment pourrais-je conseiller ? ».
L’erreur est de croire que la médiation musicale nécessite une expertise technique ou musicologique. En réalité, l’usager ne cherche pas une analyse harmonique de la Symphonie n°5, il cherche une émotion, une ambiance, une histoire. En laissant ce fonds à l’abandon ou aux seuls experts, on renforce l’image élitiste de la bibliothèque et on prive le public de trésors accessibles qui sont pourtant partout dans la pop culture (publicités, films, rap).
Chez ACANT, nous abordons la musique classique par la « petite porte » : l’émotion, l’anecdote et le lien avec l’actualité.
Analyser (Les Grandes Périodes sans douleur) : Baroque, Classique, Romantique, Moderne. Analyser, c’est acquérir des repères chronologiques simples pour ne plus être perdu. Nous vous donnons les clés d’écoute pour distinguer Mozart (équilibre) de Wagner (puissance) en quelques secondes. L’objectif n’est pas l’érudition, mais le repérage efficace pour orienter l’usager.
Expérimenter (La Médiation Décalée) : Comment faire écouter du Bach à un ado ? Nous expérimentons les passerelles. Le « Blind Test » classique, la playlist « Humeur » (triste, épique, relaxante), ou l’approche par la musique de film (John Williams est le fils spirituel de Wagner). Nous testons des formats d’écoute collective comme la « Sieste musicale » ou le « Concert dans le noir » pour réapprendre à écouter vraiment.
Pérenniser (L’Hybridation des supports) : Le CD ne suffit plus. Pérenniser, c’est intégrer le numérique. Nous vous formons aux ressources en ligne (Philharmonie à la demande, Medici.tv) et à la création de playlists sur les plateformes de streaming (Spotify, Deezer) pour prolonger l’expérience de la bibliothèque sur le smartphone de l’usager.
Pas de cours magistral sur l’histoire de la musique. On écoute et on ressent. Notre pédagogie 60 % pratique / 40 % théorie est une immersion sonore :
Le « Quiz des Tubes cachés » : Vous réaliserez que vous connaissez déjà énormément de classique sans le savoir. Cette musique de pub ? C’est Verdi. Ce sample de rappeur ? C’est Pachelbel. Cet exercice sert à déconstruire le mythe de la musique « inaccessible ».
Atelier « Storytelling musical » : Vous choisirez une œuvre et devrez la « vendre » en racontant l’histoire tragique ou drôle du compositeur, plutôt qu’en parlant de la structure de l’œuvre. « Saviez-vous que ce morceau a été écrit alors qu’il était sourd ? ». L’anecdote est le meilleur vecteur de médiation.
Design de Playlist : Vous concevrez une playlist thématique pour vos usagers (ex : « Classique pour réviser ses exams », « Classique pour faire le ménage avec énergie »). Vous apprendrez à mixer les époques pour créer un flux cohérent et attractif.
Les formateurs ACANT sur ce module sont des discothécaires passionnés, des musiciens intervenants ou des programmateurs musicaux.
Leur posture est celle du DJ culturel :
Décomplexés : Ils aiment autant Beethoven que les Beatles. Ils cassent les hiérarchies culturelles. Pour eux, il n’y a que de la « bonne » musique.
Actuels : Ils savent que la musique classique est vivante (Max Richter, Nils Frahm). Ils vous feront découvrir le néo-classique qui cartonne actuellement sur les plateformes de streaming.
Pratiques : Ils connaissent la classification PCDM4 par cœur mais savent aussi quand il faut s’en affranchir pour créer des bacs « Coups de cœur » plus lisibles.
Non, absolument pas. C’est même souvent un frein à la médiation émotionnelle. La formation est basée sur l’écoute sensible. Nous utilisons un vocabulaire descriptif simple (rapide, lent, joyeux, sombre, dense, aérien) que tout le monde peut maîtriser et partager avec le public.
Il est en déclin, c’est certain, mais il n’est pas mort. Il reste un support de qualité (non compressé) et un objet patrimonial (livrets, coffrets) apprécié des mélomanes. La stratégie ACANT est de réduire le volume (désherbage actif des doublons et fonds obsolètes) pour augmenter la qualité et la visibilité de ce qui reste, tout en basculant massivement vers la prescription numérique.
La porte d’entrée royale est le Jeu Vidéo et l’Anime japonais. Les bandes originales de Zelda, Final Fantasy ou des films de Miyazaki sont des œuvres orchestrales symphoniques d’une grande richesse. En valorisant ces musiques (souvent classées en 520 ou 600), vous amenez naturellement les jeunes oreilles vers les compositeurs classiques traditionnels qui ont inspiré ces œuvres (Stravinsky, Dvorak).
C’est souvent ce qui fait le plus peur (« ça fait du bruit »). Nous vous apprenons à médiatiser ces œuvres difficiles non pas par la beauté mélodique, mais par l’expérience sonore, la texture, ou le contexte historique. C’est une musique qui s’explique et se contextualise pour être appréciée.
Toutes nos formations Art Thinking et Ingénierie Culturelle sont disponibles en présentiel ou distanciel pour nos partenaires francophones (Suisse, Belgique, Luxembourg, Maroc ….).
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