Formation Musée

Créer votre exposition virtuelle : Concevoir, développer et présenter une exposition immersive en ligne

Une exposition virtuelle n’est pas un simple catalogue en ligne, ni un PDF qu’on fait défiler. C’est un média à part entière. Cessez de subir la technique : apprenez à scénariser un parcours numérique qui captive l’internaute autant que le visiteur physique.

– par Isham Fleury –

Objectifs

  • Comprendre les enjeux et les possibilités d’une exposition virtuelle pour atteindre un large public et valoriser les collections.
  • Acquérir les compétences nécessaires pour concevoir et développer une exposition virtuelle immersive et interactive.
  • Maîtriser les outils technologiques et les techniques de présentation pour créer une expérience engageante pour les visiteurs en ligne.
  • Présenter et promouvoir l’exposition virtuelle de manière efficace sur les canaux numériques.

Public concerné

Personnel des musées

Prérequis

Aucun prérequis

Programme

Introduction aux expositions virtuelles

    • Les avantages et les opportunités des expositions virtuelles pour les musées.

    • Analyse des besoins et des attentes des visiteurs en matière d’expositions virtuelles.

    • Éthique et déontologie dans la création d’une exposition virtuelle.

Conception d’une exposition virtuelle immersive

    • Identification des objectifs et des messages clés de l’exposition.

    • Sélection et structuration des contenus : choix des œuvres, des textes, des médias, des vidéos, etc.

    • Création d’un scénario et d’un parcours interactif pour guider les visiteurs en ligne.

Développement technologique de l’exposition virtuelle

    • Choix des outils technologiques adaptés : plateformes de création, de visualisation et de navigation.

    • Intégration des médias et des contenus interactifs : images haute résolution, vidéos, infographies, animations, etc.

    • Adaptation de l’ergonomie et de l’accessibilité de l’exposition virtuelle aux différents dispositifs (ordinateurs, tablettes, smartphones).

Expérience immersive et interactive pour les visiteurs

    • Techniques de narration immersive : utilisation du son, de la vidéo, de la réalité virtuelle, etc.

    • Interactivité et participation des visiteurs en ligne : jeux, quiz, partage d’opinions, commentaires, etc.

    • Tests et optimisation de l’expérience utilisateur : navigation fluide, chargement rapide, ergonomie intuitive.

Promotion et diffusion de l’exposition virtuelle

    • Stratégies de communication pour promouvoir l’exposition virtuelle : réseaux sociaux, site web, newsletters, relations presse.

    • Utilisation des outils d’analyse d’audience et de suivi des visiteurs en ligne.

    • Évaluation : recueil des retours des visiteurs, analyse des statistiques d’utilisation, ajustements en fonction des retours.

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Méthodes pédagogiques

Apport théorique, exercices pratiques avec mise en situation, échange et débat avec le formateur ou la formatrice

Déroulé détaillé

Le diagnostic : le piège du « cimetière numérique » et de la technique gadget

Soyons francs : la crise sanitaire a provoqué une ruée vers le numérique, souvent dans la panique. Résultat ? Le web est saturé d’« expositions virtuelles » qui sont, au mieux, des galeries d’images sans âme, et au pire, des labyrinthes 3D techniquement instables qui font planter les ordinateurs. L’erreur fondamentale est de vouloir dupliquer le réel. On essaye de recréer les murs du musée en 3D, avec des flèches de navigation maladroites. Or, l’internaute n’est pas un visiteur qui marche : c’est un utilisateur qui scrolle, qui clique et qui zappe en 3 secondes s’il s’ennuie.

La plupart des projets échouent non pas par manque de budget, mais par manque d’écriture. On entasse des contenus numérisés (photos, scans) sans penser au récit (storytelling). Ces expositions deviennent des « cimetières de données » que personne ne visite passé le jour du lancement. Le défi n’est pas technologique, il est éditorial : comment raconter une histoire sur un écran ?

La méthode ACANT : Analyser, Expérimenter, Pérenniser

Chez ACANT, nous refusons la technophilie béate. L’outil doit servir le propos. Notre méthodologie vous guide pour concevoir une exposition qui a du sens :

  1. Analyser (L’Expérience Utilisateur – UX) : Avant de choisir un logiciel, il faut choisir une cible. S’adresse-t-on à des chercheurs (besoin de zoom HD, de métadonnées précises) ou au grand public (besoin de narration, de vidéo, de jeu) ? Analyser, c’est définir le « parcours utilisateur ». Nous vous apprenons à ne pas penser en termes de « salles », mais en termes de « séquences narratives ».

  2. Expérimenter (Le Maquettage agile) : Il ne sert à rien de lancer un développement coûteux sans tester. Nous expérimentons le prototypage rapide. Sur papier d’abord (storyboard), puis avec des outils simples. Nous testons l’ergonomie : les boutons sont-ils visibles ? Le texte est-il lisible sur smartphone ? Nous confrontons votre scénario à la réalité de la navigation web.

  3. Pérenniser (La Visibilité et la Maintenance) : Une exposition en ligne doit vivre. Pérenniser, c’est penser au référencement (SEO) pour que Google trouve votre expo. C’est aussi choisir des technologies durables (Open Source, standards web) pour éviter que votre travail ne devienne illisible dans deux ans lors de la prochaine mise à jour des navigateurs. Enfin, c’est bâtir une stratégie de diffusion sur les réseaux sociaux.

Une pédagogie de l’action : 60 % de pratique pour devenir un scénographe du web

Vous n’avez pas besoin de savoir coder pour créer une belle exposition virtuelle. Il faut savoir structurer. Notre pédagogie 60 % pratique / 40 % théorie vous donne les clés du « Faire » :

  • Atelier « Storyboarding » : Vous apprendrez à écrire pour le web. Titres courts, niveaux de lecture, accroches visuelles. Vous dessinerez l’arborescence de votre exposition pour éviter l’effet « cul-de-sac » où l’internaute se perd.

  • Le Comparatif des outils en direct : Nous manipulons ensemble les solutions du marché, des plus simples aux plus complexes (Omeka S, Artsteps, CMS classiques, outils de Timeline). Vous testerez leurs interfaces pour choisir celle qui correspond à vos compétences et votre budget.

  • Création d’un prototype : Vous ne repartez pas les mains vides. Durant la formation, vous intégrerez vos propres contenus (images, textes, sons) dans un outil test pour produire une mini-capsule d’exposition fonctionnelle.

L’expertise ACANT : des hybrides culture / numérique

Les formateurs ACANT sur ce module sont des profils rares : à la fois conservateurs/médiateurs et chefs de projet web. Ils parlent les deux langues : celle de l’Histoire de l’Art et celle du Code.

Leur posture est celle de l’architecte numérique :

  • Pragmatiques : Ils savent qu’en bibliothèque ou en musée, les budgets ne sont pas ceux de Netflix. Ils privilégient les outils « Low Tech » (sobres, efficaces, peu coûteux) mais à fort impact visuel.

  • Juristes avertis : Le droit d’auteur sur Internet est un champ de mines. Ils vous guideront sur les questions de droits de diffusion, de Creative Commons et de domaine public pour sécuriser votre projet.

  • Audacieux : Ils vous pousseront à intégrer du son (podcasts), de la vidéo et de l’interactivité (quiz) pour transformer le spectateur passif en acteur engagé.


FAQ – Questions fréquentes sur l’exposition virtuelle

L’exposition virtuelle ne risque-t-elle pas de faire baisser la fréquentation physique ?

C’est la grande peur des élus (« Si c’est gratuit en ligne, ils ne viendront plus »). Toutes les études prouvent le contraire. L’exposition virtuelle agit comme un « teaser » (bande-annonce) puissant. Elle donne envie de voir les œuvres « en vrai ». De plus, elle permet de toucher des publics géographiquement éloignés ou empêchés qui ne seraient jamais venus de toute façon. C’est un outil de rayonnement, pas de cannibalisation.

Faut-il des compétences informatiques (code HTML/CSS) ?

Non. Aujourd’hui, les outils de CMS (Content Management System) et les plateformes dédiées fonctionnent en « No-Code » (glisser-déposer). La compétence clé n’est pas le code, mais le traitement de l’image (redimensionner, alléger pour le web) et l’écriture. La formation se concentre sur ces aspects éditoriaux et graphiques accessibles à tous.

Combien coûte une exposition virtuelle ?

L’éventail est immense. Cela va de 0 € (en utilisant des outils gratuits et du temps agent) à plusieurs centaines de milliers d’euros pour des développements sur mesure. La méthode ACANT (« Analyser ») vous aide à calibrer le projet selon vos moyens. Nous vous montrons qu’on peut faire des choses magnifiques et professionnelles avec des budgets très modestes, en misant sur la qualité du scénario plutôt que sur des effets spéciaux 3D coûteux.

Comment rendre mon exposition virtuelle accessible aux handicapés (RGAA) ?

Le web doit être pour tous. Une exposition virtuelle mal codée est invisible pour un aveugle (qui utilise un lecteur d’écran). Nous intégrons les bases de l’accessibilité numérique : balises ALT pour décrire les images, contrastes de couleurs suffisants, sous-titrage des vidéos. C’est une obligation légale pour les services publics, mais c’est surtout une démarche éthique d’inclusion.

Durée de la formation

2 jours

Tarifs

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