
Un communiqué de presse qui finit à la corbeille n’est pas une fatalité, c’est une erreur de ciblage. Cessez d’inonder les rédactions de textes institutionnels arides : apprenez à décoder les attentes des journalistes pour transformer vos collections en « breaking news » et vos conservateurs en visages médiatiques.
Public concerné
Personnel des musées
Prérequis
Aucun prérequis
Apport théorique, exercices pratiques avec mise en situation, échange et débat avec le formateur ou la formatrice
Le constat dans les bureaux de communication des musées est souvent le même : on produit des dossiers de presse de 40 pages, magnifiques et érudits, que personne ne lit. Les journalistes, submergés par des centaines de mails quotidiens, ne consacrent que quelques secondes à un objet avant de décider s’ils vont en parler. L’erreur est de penser que la qualité scientifique d’une exposition garantit sa couverture médiatique.
Les relations presse sont une négociation d’attention. Si vous ne fournissez pas au journaliste un « angle » prêt à l’emploi, un visuel percutant en haute définition et une facilité d’accès à l’expert, vous resterez invisible. Il faut passer de la diffusion de masse à la stratégie d’influence personnalisée.
Chez ACANT, nous vous apprenons à penser comme un rédacteur en chef pour forcer les portes des rédactions.
Analyser (L’Angle et le Timing) : Pourquoi en parler maintenant ? Analyser, c’est trouver l’accroche. Nous vous apprenons à hiérarchiser l’information. Est-ce le sujet qui est inédit ? Est-ce une technique de restauration spectaculaire ? Est-ce une résonance avec l’actualité sociale ? Nous calons votre calendrier sur les temps médiatiques (le « bouclage ») pour ne jamais arriver trop tard.
Expérimenter (La Boîte à Outils d’Impact) : Le CP est un outil de travail, pas un exercice de style. Nous expérimentons la rédaction « punchy ». Un titre qui claque, un chapô qui résume tout, et des « bullet points » pour les infos pratiques. Nous testons l’organisation d’un vernissage presse : comment gérer le parcours de visite, les interviews en direct et la mise à disposition des ressources numériques (VNR, visuels libres de droits).
Pérenniser (Le Réseau de Confiance) : Les RP sont une affaire de relations humaines. Pérenniser, c’est construire un fichier presse vivant. Nous vous formons à la relance téléphonique efficace (sans harcèlement) et à l’entretien du lien sur le long terme. Un journaliste qui a été bien accueilli une fois est un journaliste qui reviendra pour votre prochain projet.
On ne devient pas attaché de presse en lisant des théories de communication. Notre pédagogie 60 % pratique / 40 % théorie vous met sur le gril :
Le « Pitch de l’Ascenseur » : Vous avez 1 minute pour convaincre un journaliste (joué par le formateur) de venir couvrir votre exposition. Vous travaillerez sur votre capacité de synthèse et votre force de conviction.
Atelier de Rédaction « Titre et Chapô » : Vous transformerez un texte de catalogue d’exposition en un communiqué de presse efficace. Nous traquerons les termes trop jargonnants pour les remplacer par des mots porteurs de sens pour le grand public.
Simulation de Media Training : Face caméra, vous devrez répondre aux questions d’un journaliste, y compris les plus « piquantes » (budget, polémique, sécurité). Vous apprendrez à placer vos messages clés tout en restant naturel.
Les formateurs ACANT sur ce module sont des attachés de presse spécialisés Culture, des anciens journalistes ou des directeurs de communication de grands musées.
Leur posture est celle du stratège de l’image :
Pragmatiques : Ils connaissent la réalité des rédactions (manque d’effectifs, urgence permanente). Ils vous apprennent à faciliter la vie des journalistes pour qu’ils choisissent votre sujet.
Réputés : Ils vous donnent les codes de l’étiquette presse (quand envoyer, comment relancer, quel ton adopter).
Techniques : Ils maîtrisent les outils de veille et de mesure d’impact (Kantar, Argus de la presse) pour prouver à votre hiérarchie l’équivalence publicitaire de vos retombées.
Non, c’est la différence fondamentale entre les RP et la publicité. Un article de presse est gratuit et bénéficie de la crédibilité du journaliste. Si vous payez, c’est du « brand content » ou de la publicité, et cela doit être mentionné. La formation vous apprend à obtenir des retombées « gratuites » grâce à la valeur de votre contenu.
C’est le jeu de la liberté de la presse. La méthode ACANT préconise la réponse factuelle et courtoise. Ne jamais se fâcher avec un journaliste. Si une erreur factuelle s’est glissée, demandez un rectificatif. Si c’est un avis subjectif, acceptez-le et utilisez-le pour améliorer votre médiation. Un mauvais article vaut parfois mieux que l’indifférence totale.
Ils sont complémentaires. Les réseaux sociaux (Instagram, TikTok) touchent le public directement, tandis que la presse (Le Monde, Télérama, France Culture) apporte de la légitimité et de la prescription. Un article dans un grand quotidien reste l’étalon-or pour attirer les mécènes et les partenaires institutionnels.
L’éloignement géographique n’est plus un frein si l’histoire est bonne. Nous vous apprenons à jouer la carte de la proximité et de l’insolite. Un petit musée peut faire la Une s’il propose une exposition qui entre en résonance avec un sujet de société national ou s’il dispose d’une pièce unique au monde. La stratégie repose alors sur l’exclusivité.
2 jours
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