
La bibliothèque ne doit pas être une simple annexe du cours de français. positionnez-vous comme des partenaires experts pour créer des projets d’EAC (Éducation Artistique et Culturelle) ambitieux.
Public concerné
Bénévoles et personnel des bibliothèques
Prérequis
Aucun prérequis
Apport théorique, exercices pratiques avec mise en situation, échange et débat avec le formateur ou la formatrice
La relation École-Bibliothèque souffre souvent d’une routine usante. L’enseignant amène sa classe pour « prendre des livres » ou « écouter une histoire », considérant parfois ce temps comme une pause ou une simple logistique. Le bibliothécaire, lui, se sent transformé en animateur périscolaire, répétant la même prestation dix fois par semaine sans lien réel avec le projet de classe. Les plannings sont saturés, les objectifs sont flous, et la frustration s’installe des deux côtés.
L’erreur est de confondre proximité géographique et partenariat. Accueillir une classe n’est pas un projet. Si l’enseignant et le bibliothécaire ne construisent pas ensemble en amont, la bibliothèque reste perçue comme un « supermarché du livre » gratuit. On rate alors l’essentiel : la confrontation féconde entre la lecture d’apprentissage (scolaire) et la lecture plaisir (bibliothèque).
Chez ACANT, nous remettons à plat les bases de la collaboration pour passer de la prestation à l’alliance éducative.
Analyser (Les Objectifs Croisés) : Que cherche l’enseignant ? Que cherche le bibliothécaire ? Analyser, c’est comprendre le langage de l’Éducation Nationale (le « Socle Commun »). Nous vous aidons à identifier les points de convergence : l’oralité, la recherche documentaire, la citoyenneté. C’est sur ces terrains communs que se bâtissent les projets solides, pas juste sur le prêt de livres.
Expérimenter (Le Projet EAC) : Fini le one-shot. Nous expérimentons le projet au long cours. Par exemple, un cycle sur les « Fake News » (EMI) où la bibliothèque apporte les ressources et la méthode de vérification, et l’enseignant le cadre pédagogique. Ou un prix littéraire où les élèves deviennent jurés. Nous testons des formats où les rôles s’inversent : le bibliothécaire intervient en classe, et la classe investit la bibliothèque comme lieu de travail.
Pérenniser (La Convention) : Les paroles s’envolent, les écrits restent. Pérenniser, c’est rédiger une charte ou une convention de partenariat. Qui fait quoi ? Qui finance le transport ? Qui est responsable de la discipline ? Formaliser ces points permet d’éviter les conflits et de garantir la continuité du partenariat même si les personnes changent.
Savoir dire non à une demande inadaptée pour proposer mieux est une compétence clé. Notre pédagogie 60 % pratique / 40 % théorie vous entraîne à la négociation :
Simulation « L’Entretien Prélable » : Vous recevez un enseignant fictif qui vous dit : « Je veux venir tous les mardis pour que mes élèves lisent ». Vous devez transformer cette demande vague en projet structuré : « D’accord, mais autour de quel thème ? Avec quel objectif final ? Une exposition ? Une rencontre d’auteur ? ».
Design de Projet EMI : Vous construirez une séquence pédagogique complète sur l’éducation aux médias. Vous apprendrez à utiliser les ressources de la bibliothèque (presse, web) pour apprendre aux élèves à décrypter l’info. C’est le cœur de la mission citoyenne actuelle.
Le Jeu des 7 Familles Pédagogiques : Vous apprendrez à adapter votre discours selon le niveau (Maternelle, Primaire, Collège). On ne parle pas de la même façon à une Grande Section (sensoriel, rituel) qu’à une 4ème (autonomie, esprit critique).
Les formateurs ACANT sur ce module sont des profils hybrides : anciens enseignants devenus bibliothécaires, chargés de mission EAC ou conseillers pédagogiques.
Leur posture est celle du traducteur :
Bilingues : Ils parlent le « bibliothécaire » (Dewey, fonds, médiation) et le « prof » (programmes, cycles, inspection). Ils vous aideront à décoder le jargon de l’Éducation Nationale pour être crédible.
Stratèges : Ils savent comment contourner les freins logistiques (horaires de bus, emplois du temps). Ils vous donneront des astuces pour faire venir les classes sur des créneaux moins tendus.
Réalistes : Ils ne nient pas la difficulté de la discipline. Ils vous donneront des outils de gestion de groupe pour que la bibliothèque ne devienne pas une cour de récréation.
C’est toujours l’enseignant. Légalement, le transfert de responsabilité n’existe pas lors d’une sortie scolaire. Le bibliothécaire anime, mais l’enseignant doit gérer le groupe. La méthode ACANT vous apprend à rappeler ce cadre avec diplomatie dès le début de l’année pour éviter l’enseignant qui « corrige ses copies » au fond de la salle pendant que vous vous époumonez.
C’est difficile mais nécessaire pour préserver la qualité. Il faut passer d’une logique de « guichet » (premier arrivé, premier servi) à une logique de projet. Privilégiez les enseignants qui ont un projet construit avec vous. Pour les autres, proposez des créneaux en autonomie (l’enseignant gère sa visite seul) ou des malles thématiques en dépôt. Il vaut mieux dire non que de faire du mauvais travail à la chaîne.
C’est le cadre national qui légitime votre action. L’EAC repose sur 3 piliers : Rencontrer (des œuvres et des artistes), Pratiquer (arts plastiques, lecture à voix haute) et S’approprier (acquérir des connaissances). En utilisant ce vocabulaire dans vos projets, vous débloquez des soutiens institutionnels (DRAC, Rectorat) et vous prouvez que vous êtes au cœur de la politique publique.
C’est le graal : le « taux de retour ». L’accueil de classe ne sert à rien si l’enfant ne revient pas avec ses parents. Nous travaillons sur les « passeports » : un livre commencé en classe dont la fin est à découvrir à la bibliothèque, une carte d’abonnement pré-remplie donnée à l’élève, ou une exposition des travaux des élèves qui oblige les parents à venir voir (et donc entrer).
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